Quand  le sas de la station lunaire s’ouvrit, un spatio-cosmonaute d’une carrure exceptionnelle apparut enfin dans l’embrasure du sas.  Il déposa son lourd pied gainé de plomb et alourdi de plus, par sa ceinture également munie de plomb, afin de pouvoir marcher à l’aise sur la surface de la planète.

- Allo la base!  Ici marcheur1!  Contact avec la planète réussi, on se met en direction du point 628.3-34 pour prise d’échantillons.

- Bien reçu marcheur1!  Attendons 1er rapport d’arrivée au point prévu.  Terminer!

Il avança droit devant lui pour une centaine de pas.  Il vit alors une crevasse peu profonde sur sa droite et y mit le pied, sous l’éclairage du soleil et d’un beau «clair de terre».  Soudainement, il se réveilla en sursaut dans cette chambre inconnue, sous les rayons de la lampe qui avait basculé de la table de chevet et qui s’était presque collée au visage du dormeur.

Chapitre- 1

Les préparatifs

Jean et Pierre, les jumeaux menuisiers, avaient commencé à construire la plus belle boîte à savon des dernières années.  Celle-ci participerait à la série de grandes courses de l’été qui commenceraient tout de suite après la St-Jean Baptiste, et qui se disputeraient une fois par mois, jusqu’à la grande finale, où le gagnant se verrait remettre une bicyclette.  La fête de la St-Jean donnerait alors le prétexte au duo, d’aller voler des idées chez les autres équipes.  Les frères eux, enviaient Bigras, le fils du quincaillier, qui avait des pièces toutes neuves.

Le duo se préparait de longue haleine, en chapardant la plupart des choses dont il aurait besoin comme:  la corde et deux des roues de tondeuse qu’il subtiliserait sur la machine de la vieille acariâtre Slonaveski, ainsi que deux planches prises sur la niche du chien des Boulanger.  En utilisant de plus, les maigres économies de leur tirelire, il se procurerait certaines pièces rutilantes pour leur bolide, ainsi que de la peinture fraîche, pas des restes de gallons pris ici et là dans le village après avoir quémander partout.  Il irait aussi faire un brin d’espionnage chez les concurrents, afin de ne pas être à la traîne et ainsi savoir, lesquels seraient à surveiller.

Ils envoyèrent en mission commandée, la belle Liette comme appât, et bien qu’elle était l’amie attitrée de Pierre, celui-ci monnaya cette dernière pour qu’elle accepte cette tâche hideuse.  Elle irait avec Louise et Rita.  Elles emmèneraient de l’orangeade en guise de boisson-calumet de paix, lors de leur visite des clans ennemis.  Elles devaient se faire montrer leurs plans comme si elles étaient intéressées et à trois, elles n’oublieraient sûrement aucun détail, pensaient les artisans de l’entourloupette.

La veille de la première des trois courses, un problème d’essieu et de roues arriva à l’arrière du bolide et en remplaçant l’essieu, la roue de secours qu’ils avaient en main n’était pas de la bonne dimension.  Alors en catastrophe, ils durent donc se chercher une tondeuse pour faire un chapardage-échange de roues;  même disparate et de taille différente, par cette façon de faire, le larcin paraîtrait moins évident.

Avec l’argent de poche de camelot ou de tondeur de gazon, celui de commis à commissions et de baby-sitter pour les filles, toute la bande était mise à contribution en mettant tout en commun.  Aucune des sommes n’était négligée, même celles utilisées pour égayer leur nouveau quartier général.  C’était un vieux hangar, dont une partie était laissée à l’abandon par le proprio des lieux et où les jeunes, en enlevant une série de planches, avaient créé une entrée clandestine qui se refermait suite à une ingénieuse installation;  l’entrée était digne d’une cachette secrète.

Chapitre 2  La première course de la saison

En ce samedi ensoleillé, après un pique-nique champêtre, le maître des courses annonça au porte-voix que les courses débuteraient dans 30 minutes.  Les équipes fignolaient les dernières retouches mécaniques des bolides.

Les jumeaux et leur bande avait baptisé leur bolide Ferrarboiteasavon, en l’honneur des Ferrari de la Formule 1.  Bigras quant à lui, avait appelé son bolide, dont la carrosserie était faite d’un demi-bain en fibre de verre, Quincailmobile, en l’honneur de son commanditaire, son père.  Bien sûr les dix inscrits se feraient face au moins dans un 2 de 3, pour déclarer le vainqueur.

La famille Paradis avait appelé son engin, Boiteàmobile, car il était fabriqué du bois des vieilles boîtes à fleurs des demoiselles Pouliot, que l’aîné des fils avait récupéré en tant que tondeur de pelouse officiel des deux sœurs.  Le maire vint donner le coup de feu du départ de la première confrontation;  la photo de l’événement paraîtrait dans le feuillet paroissial et dans le journal du quartier.

Le petit Daniel eu des pépins avec son bolide qui perdit une roue avant, immédiatement après la première pente.  Il ne put qu’à peine atteindre la fin de celle-ci, que le moyeu toucha la surface asphaltée dans des flammèches et sous des «onnnnnn» de désolation des spectateurs et des pleurs mêlés de rage du pauvre exclu, pour cause de bris mécanique.  Une fois à l’arrêt complet, celui-ci se leva précipitamment et se tenant à coté de son engin, lui administra de furieux coups de pied dans le coté, ce qui fit craqueler la peinture et se fissurer la mince planche de contre-plaqué peinte servant de revêtement à la boite à savon.

Il y eut un accrochage de roues des deux équipes les plus belligérantes, celles des jumeaux et des Bigras qui durent reprendre la manche.  Ils s’invectivaient à qui mieux mieux avant que l’officiel de la course ne calme les ardeurs avec des menaces de pénalités s’ils continuaient à s’invectiver aussi disgracieusement.  Le calme peu convainquant a repris, mais les regards de feu et méchants des deux cotés, maintenaient des moues de dégoût vis-à-vis de l’adversaire.

Les jumeaux et Bigras terminèrent ex-æquo en première place, en temps et en distance totale parcourue.  Quant à la petite Émilie, elle termina 5ième au grand dam de bien des équipes masculines.

Chapitre 3

La compétitivité s’accroît

Durant le mois de juillet, les équipes fourbirent leurs armes.  Les engins furent remis en état pour certains, bonifiés pour d’autres, astiqués comme des bijoux et repeints en partie pour les égratignures ou les accrochages subis en course.

La deuxième épreuve se produirait enfin, avant les vacances de la construction, période où beaucoup de gens s’en vont à l’extérieur, pour leur vacance.  Il ne reste que le mois d’août pour la grande finale des 2 de trois, afin de briser toutes égalités, et c’est lors de cette course, que le pourcentage d’inclinaison de la rampe par rapport à la pente, était accru, amenant des sensations de course des plus vives.

Entretemps, Rita quitta la bande des jumeaux, suite à une chicane.  Lors de récentes missions d’espionnage en règle, les autres filles trouvaient qu’elle fraternisait de façon trop amicale envers l’ennemi, allant jusqu’à s’amouracher du bras droit de Bigras, Ledoux, qui l’emmena au cinéma et lui fit le cadeau ultime, un cornet de crème glacé molle recouvert de chocolat, afin de lui faire accepter sa désertion et son insertion dans l’autre gang.

Elle révélât le plan de l’ennemi;  alors Bigras promis de se venger, mais durant la course, « en homme ».  « Comme les frères étaient un duo de mauviettes, d’envoyer des filles faire leur sale boulot » !

La deuxième course donna un point de plus à Bigras, qui jubilait.  Les frères rageaient de plus belle, promettant une vengeance terrible, en lui criant aussi qu’il n’avait gagné qu’une manche et non la saison.  En plus, au début d’août, juste avant la course finale, c’était l’anniversaire des jumeaux qui demandèrent aux parents des roues et des tiges neuves pour alléger le poids de leur engin et ainsi pouvoir en augmenter sa douceur de roulement.

Les vacances de la construction se passèrent en ville pour les jumeaux, car leur mère avait eu un nouveau boulot;  donc pas de « tour de Gaspésie » cette année, ni de pêche sur le quai de Rimouski. Ils s’arroseraient au boyau dans la cour arrière, feraient des pique-niques dans leur cachette secrète et du camping sous la tente dans la cour aussi, même si cela est moins bucolique.

Bigras les nargua avant de partir, de sauter sur le siège arrière de la mini camionnette et par la fenêtre, leur tirer la langue.  Avec la splendide tente-roulotte attachée derrière, ainsi qu’un canot et sa bicyclette, les jumeaux savaient bien tous les mensonges que Bigras, se vantant de ses exploits de vacances, raconterait lors de son retour.  Les deux frères se disaient qu’ils lui feraient ravaler ses mensonges en gagnant la course ultime.

Les filles quant à elles, se dirent qu’une petite vengeance vis-à-vis de Rita serait douce et elles imaginèrent de mettre en faute Bigras lui-même et son péché mignon, l’orangeade.

Conclusion Par l’estomac elle sauront gagner.

C’est de là, qu’elles ont approché Rita, comme si elles voulaient se réconcilier avec elle et par le fait même, mettre Bigras en boîte.  Elles arrivèrent au repaire ennemie et frappèrent, ayant avec elles quelques bouteilles d’orangeade prises dans le garde-manger de la mère de l’une d’elle.

- Qu’est ce que vous venez faire ici les fille ?  Et surtout toi Louise, de dire Rita, surprise d’une telle visite impromptue, pensait-elle.

- Ah je pensais que c’était idiot de rester en chicane longtemps pour des niaiseries, on va pas gâcher tout notre été; nous les filles, on est plus brillantes que les gars la-dessus !  Eux qui aiment la chicane et qui en ont besoin pour pouvoir se faire des bandes ennemies, on peut commencer à leur montrer l’exemple que nous, les filles, pouvons être plus brillantes qu’eux des fois!

- Pour fêter la paix j’ai amené l’orangeade.

- Ah c’est bien ça !  Est-ce que je peux inviter mon «chum» Bigras, on est chez lui après tout !

- Bien sûr !  Répondirent en chœur les deux filles en s’échangeant des regards de surprise, mais un sourire de victoire sur les lèvres tout à la fois.

Ils burent tant qu’ils en oublièrent presque que la course commençait dans 1 heure et qu’il fallait se rendre au lieu de la compétition.  Ils partirent tous les quatre en courant et Bigras cria comme cela :  - Aie !  Faut que j’aille pisser, sinon je me rend pas au parc avant de me pisser dessus.

- Ah !  On passe près du garage de mon père, tu peux aller aux toilettes là, de dire Liette.  Il n’arrivera pas à temps, son envie était si pressante, qu’il fit dans ses sous-vêtements et il dit de facto à Rita de venir avec lui pendant que les filles amèneraient le casque à son bras-droit, Lalancette, qui conduirait le bolide à sa place s’il n’était pas en mesure d’arriver à temps.

Louise arriva au lieu des courses la première, et elle décida que pour elle comme pour tout le monde, se serait « LA GRANDE COURSE » finale sous les cris des deux lignées de spectateurs.  Au lieu de remettre le casque à Lalancette, elle s’en coiffa, usurpa sans méchanceté ladite place et termina la course bonne première, au grand dam de ceux qui se sont fait subtiliser leur bolide, et à la surprise de leurs adversaires, du public présent et même de vous, lecteurs de ce palpitant récit :-)

La morale:  méfiez-vous toujours de l’eau qui dort.  En bon entendeur loupdevillien raconteur …. SALUTATION :-)

Ah ce Louis, un peu hypocrite caché là le derrière

la fontaine publique ayant aussi sa propre fontaine

urinaire au quatre vents. Il imitait Jacques ce mec

du cartier qui a honoré et ré mercier la dame

d’avoir fait une escapade sur cette estacade qui a réunis

leur cœur et leur âme. Elle avait le champ du

ventre plein et elle cria très fort la demoiselle

Victoria et méme elle ne regrette rien et pie neuf fois elle

respira si fortement que les vitraux de la chapelle

ont vibrés

Voyager de quartier en quartier, c’est un peu me noyer dans l’ambiance, les saveurs et les odeurs et les textures et de goûter les aliments. Cela ne me coûte que peu d’argent et un brin de mon imaginaire. Je me crée des bulles momentanées et je promène dans le monde en miniature dans ma ville de Montréal.

Moi le loup, j’étais en mode occupé à dessiner ou composer par alternance, de demi-heure en demi-heure, quand tout à coup, la curieuse s’est posée sur l’écran lcd de mon ultra-portable tandis que j’étais en train de déchiffrer les pattes de mouche de mon écriture sur les feuillets de mon carnet, afin de les transcrire en kilo-bites de texte, pour votre plus grande satisfaction de lecture, ainsi que ma plus grande satisfaction intellectuelle de compositeur.

Je l’ai chassé du revers de la main car je la trouvais trop curieuse, elle regardait tout l’écran.  Je l’ai chassé de nouveau, à plusieurs reprises, de mon écran, de mes bras et mains, de mon clavier, de ma table et de mon gobelet de thé.  L’impertinente créature fut finalement attrapée sans l’écraser, mais elle en a profité pour s’échapper. Trop peu intelligente, elle continua à perturber mon environnement et d’un coup de casquette bien placé, j’ai clos le spectacle de voltige.  Non, aucun rappel possible, parce qu’elle s’est écrasée au sens propre comme figuré.  lol lol !

Nous passons, de la traverse magique de lutins, à une autre, aux connotations un peu salées, voir, moins magiques et plus perverses, de putains.

Ailleurs, c’est comme à Saint-Élie, mais ici, il n’y a que des seins qui crient… Ailleurs, ce sont les Caxton…  ici, ce sont les klaxons de la clientèle en rut qui en demande :  « PUTE, PUTE », semant une cacophonie dans les rues tranquilles, allant même jusqu’aux sollicitations qui sont presque des mouvements querelleurs entre les différentes offres de services sexuelles.

Il y a les paires verts, un peu pervers, ou ces pères, verre à la main, si ce n’est la bouteille de bière, la canette géante ou la grosse bouteille de quarante onces.  Ils sont sous d’autres déguisements qui n’en sont pas ou dans des vêtements griffés pour des sans-le-sous, mais complètement saouls.

Envieuse de photocopieuse

Il y a quelque part une secrétaire névrosée.

Qui aura sa rivale matérielle baptisée.

Une jolie et pratique machine qu’elle croit damnée;

Elle l’a fait mettre au rencart, puis en vente au bazar, presque abandonnée.

Une paria!  Il faut se débarrasser vite de ce matériel

Qu’elle aura cru démentiel.

Dans sa phobie

Qui meuble sa vie,

Elle l’aura nommé tout cru,

Belzébuth, ce matériel déchu.

Il plissa les yeux, sous  la sueur qui coulait de son front, sur son visage.  Ce soleil de plomb sur sa peau surexposée, l’avait bruni, presque noirci,  tellement il était bronzé.  Son maillot de corps partiellement déchiré,  laissait voir des bouts de peau tous aussi basanés les uns que les autres.

Il regarda tout autour, cette île sur laquelle son canot un peu abîmé, était venu s’échouer durant la tempête, puis il s’endormit, épuisé par la faim, comme la fatigue, d’avoir lutté afin de ne pas sombrer corps et biens dans cette mer en furie.

À son réveil, il se mit à genoux avant d’enjamber le rebord de la grosse embarcation et de mettre le pied au sol.  Ce dernier s’enfonça légèrement dans le sable, il n’avait de l’eau qu’à la cheville.

Les bourrasques de vent amenèrent rapidement une masse nuageuse.  Il plut donc encore averse, mais une averse chaude et drue.  Le ciel s’obscurcit davantage et le tonnerre se mit de la partie.  L’homme réunit le peu de matériel qu’il avait dans un havresac et s’avança pour se mettre à l’abri temporairement sous cette aspérité rocheuse qui lui servira alors d’abri anti-pluie.

Dans cet éclairage tamisé,

Je t’ai quand même remarqué.

Les lueurs de ces discrets écrans de luminaires,

Ne m’empêchaient nullement d’admirer

Tout le halo de ton bronzage coquet.

De légères gouttes de sueur perlent sur tes lèvres charnues

Qu’il doit faire bon embrasser sans fin,

Non pas en étant malin, mais simplement amoureux.

Je suis un esseulé,

Un veuf de poésie délaissé.

Face à ces «regardeurs» de sport de millionnaires braillards publicisé,

Moi je n’ai que ce clavier pour crier

Mon dégoût que je ne peux pas trop montrer,

Et pour critiquer

Ce sport d’élites qui est comme l’arène de Rome, celui du Colisée.

II sont jetés aux fauves de la surconsommation de sport banalisé,

Pour leur faire oublier

Que ce fric qu’ils n’ont pas à dépenser,

Ils vont le jeter

Pour s’étourdir par le sport télévisé,

Afin d’oublier la nullité

De leur pitoyable vie, cette quotidienneté.

Moi je veux les réveiller par cette poésie de défoulements poétisés:

« RÉVEILLE-TOI, ESPÈCE DE ZOMBIE DU SPORT ANKYLOSÉ »

Non, je ne veux pas participer à ton «party»!

Parce que c’est cautionné

L’abrutissement par le fric et se faire illusionner.

C’est toi la victime jetée aux lions de l’appât du gain organisé.

RÉVEILLE …. TOÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ …..

J’avais ton visage charmant devant moi, tu le promenais de gauche à droite gaiement,

 

Un bal du regard qui dansait en virevoltant.

 

De tes lèvres charnues et si invitantes à embrasser,

 

Si douces et humides tout simplement ravissantes,

 

Je n’ai eu aucune difficulté à complimenter.

 

De voir ton regard s’allumer encore plus, c’est tout

 

simplement craquant.

 

Était-ce les effets de la sangria qui me brouillaient la vue autant ?

 

Moi, n’étant pas habitué aux effluves alcoolisées, pourtant,

 

Pour être en ce lieu, je m’y suis adonné et abandonné

 

Comme dans ton regard et tes vêtements à l’encolure trop grande.

 

Je suis inondé de papier

Je suis inondé d’idée

Comme un papillion au vol

J’attrape des idées dans ma mémoire

Comme ce réservoir

Remplis d’espoir en mots

J’efface et je rature

Contre nature, ces vers, vert si beau

Ne finirons pas imprimés

Sous des couleurs artificielles.

Je cache les mots depuis que je sais que les mots peuvent se composer. Enfant, je faisais des acrostiches et des fausses planches de scrabble sur des pages de papier quadrillé, pendant que mes petits camarades griffonnaient des soleils et des maisons. Mais c’est à la puberté, que caresser les mots de ma plume sur ces feuilles, devint pour moi une jouissance presque obsessionnelle. Je me réfugiais souvent dans mes rêves et mes mondes pendant des heures, pour contempler des tas de pages à l’abri des regards.

Ma mère, inquiète de cette sale manie, consulta un médecin qui prescrivit des activités extérieures plus saines pour un jeune garçon de mon âge, comme de faire de la bicyclette ou de jouer avec les outils à bois de mon père, la lecture de romans d’aventure écrit par de grands auteurs: Henri Vernes. Hélas, c’était plus fort que moi, je ne cessais de me cacher, dictionnaire à la main, pour me vautrer dans ma perversion de composition.

 

Évidemment, ma vie sentimental en a beaucoup souffert. Je fus systématiquement ostracisé par les jeunes de mon village, qui m’affublaient de sobriquets tous plus vils les uns que les autres. Je portais ainsi les stigmates d’une passion qu’on ne tolère qu’aux gardiens de nuit, aux grands-mères et autres usagers de salle d’attente d’hôpital ainsi qu’aux lecteurs de journaux.

 

Heureusement, je finis par rencontrer un goguelin vert qui me redonna le goût de vivre ma passion de la création et de ne pas me laisser aller à la facilité de ne pas corriger mes fautes, moi qui en était arrivé à vouloir me pendre à ma propre potence et à cesser cette occupation si auto-satisfaisante.

 

Depuis, nous formons un duo heureux d’être amis de blogue. Cette amitié est aussi basée sur une saine complicité et compétition, en tout cas pour ma part. Je lui parle souvent de textes à corriger et on se donne rendez-vous pour se parler d’écriture et de blogues, tout en dégustant un très bon thé vert dans nos endroits coutumiers: les cafés que je ne veux pas dévoilé pour conserver une parcelle d’intimitée. Même si nous sommes  à partager un espace commun et public de commerces.

Une visite en 1930

Cet homme vêtu d’un complet trois pièces noir et cravate blanche, que l’on pouvait entrevoir sous son manteau déboutonné. Il était accompagné d’une charmante jeune personne, vêtue d’un tailleur de velours noir, elle marchait quelques pas derrière l’homme.

Celle-ci  qui malgré l’austérité de sa tenue, avait su garder une touche de modernité, sur son joli minois, un léger sourire que l’on ne pouvait pas ignoré, car ses lèvres très rouges qui se démarquait grandement par rapport à la pâleur du visage.

Elle n’était sûrement pas la femme de cet homme, tout au plus sa fille, car l’homme en question était un presque septuagénaire car son visage était marqué par le temps et le dos commençait à se vouté.

Quelques pas derrière ce tenait ce lourdaud, pas très discret dans un  ensemble de confection qui agissait tant que en garde du corps. La main sous son aisselle dont la paume était sur la crosse de son revolver dans son étui sous  son veston.

Ils arrivèrent par l’entrée principale et se rendirent d’un pas vif et décider à la billetterie. Très rapidement trois billets leur furent remis sans avoir échanger plus que quelques mots, à peine les mots usuel de bienséance.

Le couple s’assied dans dans la salle d’attente V.I.P. de la compagnie de chemin de fer.

Autour d’eux une petite famille dont la gamine pleurnicheuse était fort impatiente d’attendre trop sagement en compagnie de ses parents. L’homme un peu agacé d’entendre ces pleurs envoya son homme de main, dire au père peu élégamment de faire taire son enfant. Un peu de façon menaçante, alors le père un peu peureux dis à sa progéniture, qu’ils partaient marcher un peu autour de la salle des pas perdus pour que le temps passe plus vite. Le lourdeau avait donné au père quelques billet vert pour lui et quelques sous noirs  afin qu’il dispersait a fin de les faire trouver par l’enfant comme un trésor ce qui l’empêcherait alors de pleurer dans la salle qui redeviendrait paisible. Pour le trio de ronchonneurs.

La voix nasillarde annonca l’embarquement imminent.

- Le train 10003  pour Québec embarquement  immédiat quai 14.

Tous, se leverent de leur siège, récupérant leur effets et se mis en direction du portique 14, non sans ronchonnements de la part de ce géant porteur de valise de garde du corps qui disant d’un ton de voix trop élevé.
_ j’espère que cette mioche pleurnicharde et geignarde ne sera pas dans notre compartiment sinon le voyage risque de nous paraître une éternité.

-Ferme là! Arthur espèce de grand bavard qui manque de classe. Je n’aimerais pas que l’on soit sous les attentions des employés du train parce que monsieur c’est fait aller le clapet à la gare ce qui insiterait les gens de sécurité a aviser  les employés sur le train.


Que nous leur apparaissont suspect et qu’il nous perçoivent comme une source potentielle de troubles et de chicanes durant le voyage.  J’aimerais bien mieux être durant cet excursion, qu’un être non remarque et qui a su passé incognito.


 

Dans cette belle forêt, il sent les coups de hache sur le tronc, son visage se crispe car il est dans son élément. Le mal aux muscles se voit, mais il aime son travail de forcené, il expire de l’air à chaque coup de hache.Ses sens lui disent de poursuivre l’abattage même si la destination de ce tronc, c’est le sol et la mort de cet arbre, mais cela signifie aussi son gagne pain pour sa famille.

Toutes les fibres de son corps se crispent, tantôt pour et par l’ouvrage, tantôt par la fatigue qui endolorit chacun de ses muscles, mais il a l’orgueil et sa fierté qui le poussent à poursuivre…

Même si le but est de prendre une vie, même s’il est végétal, chaque être doit connaître sa finalité un jour.

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