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Le nuvite de la rue Mont-royal
Par ce beau samedi de juin, malgré les apparences d’averses, les gens déambulaient sur cette grande artère de la métropole. Un Loup modèle unique «DeVille» était dissimulé parmi eux en caméléon, sans en être un.
Se désaltérant durant une pause, après une randonnée de près de vingt minutes à lézarder, il se préparait à reprendre son entraînement, quand il entendit une clameur venant de par sa droite, légèrement en arrière.
Il vit donc une personne âgée agiter les bras et crier en direction d’une voiture de police, tout en pointant vers le boulevard Mont-Royal, un homme qui me paraissait torse nu au premier abord, mais qui se révéla «ÊTRE FLAMBANT NU», mais de dos par rapport à ma position.
La dite personne âgée précédemment citée, cria donc son indignation:
- POLICE, POLICE, «YÉ» TOUT NU!
Tout en pointant l’individu nu comme un ver.
Un peu vers ma droite, une maman était avec sa fillette de 6 ou 8 ans. Cette dernière, surprise, cria à sa mère:
- Maman, maman! Y’a un monsieur qui montre ses fesses.
La mère, du tac au tac – Regarde pas ça! Regarde pas ça! – dit-elle en essayant de détourner l’attention de l’enfant vers le kiosque de fruits et légumes non loin, en ajoutant:
- Ah! Ça te «tentes-tu» de manger une pomme?
Une jeune adulte qui venait de l’est, marchant en direction de la rue St Denis sur Mont-Royal:
- Ah! Ça ne vaut même pas la peine de nous montrer ça! «Yé» même pas gros, ni long ton pénis, cache ça vite, cache ça!
La force constabulaire en renfort des premiers, arriva, ce qui fit dire au nuvite:
- «J’commence» à avoir « frette » là, «talleur» j’avais trop chaud mais là, «j’va» me rhabiller.
Il n’eut qu’à peine le temps de remettre son slip qu’une policière l’attrapa par un bras, lui fit un crochet dans le dos et l’amena au sol. Un badaud cria:
- Wow, «est-en» manque la flic, une chance que tu t’es dépêchée pour lui montrer que t’avais envie de baiser en l’arrêtant de s’habiller. Ce sinistre badaud trop bavard, eut une contravention.
Un chat dans le chapeau, je n’ai point de chapeau, à peine un chat car il n’est point à moi.
Ce chat est en mots, alors ce chameau, pas chat maux, passe dans ce chas et par ce trou imaginaire, j’ai vu ce grand bal de chats.
Tout ces chats endimanchés, poudrés et habillés de pied en cap, arrivaient au bal dans un potiron à roues. Le plus beau couple de tous, c’est bien sûr, celui de “chatpeau” et “chatmeau”, dont les pelages lustrés brillaient sous les rayons de lune et les étoiles réfléchis par tous ces miroirs.
Le bal se déroule dans ce grand salon, le plus grand de cette immense demeure abandonnée, depuis le décès récent de la riche et très âgée propriétaire, qui n’avait plus de famille pour hériter, sauf ses chats, que des bons samaritains, nourrissent de toutes les réserves laissées par leur maîtresse, prévenante.
La danse préférée est la cha-cha-cha version chat, ainsi que toutes ces danses flamboyantes de type latine. Un festin de poissons rouges dans la mare et de souris enfermées dans le sous-sol, servirait de repas aux convives. Le gros chat pansu cuisinier était en attente autour du feu pour y faire rôtir le résultat des chasses et de la partie de pêche dans la mare.
Tard dans la soirée, la musique se tut peu à peu.
Par une caresse, par une tendresse
Par une caresse, par une tendresse, de bon cœur donner car si peu souvent il en a eu de ces petits gestes qui coûtent si peu à celui qui donne, mais qui enrichissent celui qui reçoit.
Il accumule donc ce trésor qui est une richesse qui dort, mais qui donne au solitaire enfin, une source de bonheur.
Ce bonheur est un baume sur une plaie d’indifférence souvent vive car il a constaté et vécu du mépris et du délaissement.
Maintenant il se tient sur ses gardes il se méfie même de toi, il s’est bâti un mur de protection.
Juillet écoulé
Août que j’avais hâte de voir arriver
J’ai hâte de le voir se terminer
Que la chute aura cesser
Que le présent sera enfin éclairer
Que la noirceur se soit effacer
Comme bien de kilobytes de texte sur ce blogue j’ai du enlever
