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Ce vieil homme était là, derrière mon interlocuteur.  Je le reconnus
tout en étant surpris, comme si cela était une vision.  Mais je savais bel et bien qu’il n’en était rien, son allure ne m’a pas trompé.  Il était là, comme un autre usager de l’endroit, mais là simplement, avec des sacs aux mains.

Son allure était plus négligée que lors de ma première rencontre visuelle.  Il avait métamorphosé sa vieille valise, en vulgaire sac d’épicerie de grand magasin usé.  Il avait perdu cette élégance hors d’âge et il avait plus l’air d’un itinérant que d’un voyageur de commerce sortie d’un autre temps.

http://journalblogue.wordpress.com/2007/11/28/elleluire-lui-texte-composer-le-10-octobre/

Mon interlocuteur me dit en souriant.  « Tu vois, c’est sans doute un habitué comme toi ».  Ouin !  Lui dis-je avec une moue sans doute dans le visage, un peu déçu de cet état de fait, comme si la révélation cassait un peu cette vision parfaite, la ramenant à une simple réalité très terre à terre.

J’aime encore mieux rester dans mes divagations textuelles et imaginaires quand je les vois.  Car il est bien temps et toujours le temps de revenir à la réalité de la vie et des choses

Un homme qui disparut un jour dans sa douche.
Il jouissait avec indolence des sensations qu’elle lui procurait.
C’était si bon qu’il en oublia de sortir.
En fait, il n’avait plus la moindre idée d’où il pouvait bien être, possiblement parce que la porte de la douche était vitrée.
Pendant un bref moment, il crut être devant une porte patio.

Sur une scène celle de la vie, dont les rideaux se sont volatilisés.
Prendre une douche de monde, prendre une douche de compliments,
S’essuyer le corps comme on essuie des larmes,
Laver son esprit de tout soupçon
Comme laver son linge sale en famille.

Phares de voitures comme dans la marée du boulevard,
Comme ce nectar
Hors de prix dans les champs
Où l’on peigne les chants.
Paradis du coiffeur ou poil de tête.
Toutes les couleurs comme celles de ta tête.
De tes yeux dans lesquels je me noie.
Dans cet azur, qu’il ne se peut que je boive
Sans hasard au gré des vents.
Dans ta voilure de tête, dissimulée sous ce chapeau de paille horrible et desséché.
Comme le cœur qui gît dans cette poitrine,
Car il n’est pas capable d’amour, ou il ne veut pas, pour ne pas être blessé encore.
Malgré toutes les épreuves, l’on doit aimer,
Encore aimer sans relâche, jusqu’à notre dernier souffle.