Archive mensuelle pour janvier 2009.

Un chat,… le “chatpeau” et cie…

Mon chat, appelé “chatpeau”, aimait les chapeaux, il mettait le sien pour aller au bal, grand bal annuel, celui de tous les chats. Le grand bal de la Miaou, à la mi-août.

C’est la grande soirée dansante illuminée, soirée sous la presque pleine lune, et les étoiles étaient aussi au bal.

Au bal, tous les chats avaient leur coupe de lait, chaque couple se partageait aussi les petits canapés à la souris ou au fromage gruyère et aussi bien sûr, les autres canapés de d’autres espèces, aussi fort populaires que sont celles aux poissons et aux différents crustacés, pour chats gourmets.

C’est la grande réunion de l’année, toute la ville était représentée, des minous et mignonnes minettes de tous les quartiers étaient venus y festoyer et danser… bien sûr la grande finale de danse, la danse préférée entre toutes, celle que tous les chats danseurs aimaient… “LA CHATCHAT” spéciale Chat, danse lascive et populaire et bien appréciée de tout chat. Durant la soirée, il y avait des samba et des rumba et des salsa; ces danses, très appréciées de tous.

La reine du bal, ce fut sans doute la belle Chatte espagnole: Lolita, celle qui dansa toute la soirée sous les regards de convoitise des chattes moins populaires. Très prisée par tous les matous qui s’empressaient de la courtiser. Avec sont pelage luisant, ses mirettes du plus beau vert qu’on eu vu et ses pupilles qui se ferment et s’ouvrent au gré des éclairages sur la piste de danse, elle eut définitivement beaucoup de succès.

Ses ronrons sont reconnus, comme la plus douce musique aux oreilles et aux yeux des mâles en chasse. Des “chatssé-croisés” et des qui va à la “chatsse” perd sa place, sont deux grand jeux populaires qui furent jouer durant la festivité.

Le frère plus âgé de ”ChatPeau”, frère de la portée précédente que l’on avait nommé ”ChatMots” était un habile orateur félin. Il ronronnait à qui mieux mieux ses poésies et ses récits de chasse, que toutes mignonnes savaient apprécier en clignant joliment leurs mirettes et en soupirant de bonheur.

Quand  le sas de la station lunaire s’ouvrit, un spatio-cosmonaute d’une carrure exceptionnelle apparut enfin dans l’embrasure du sas.  Il déposa son lourd pied gainé de plomb et alourdi de plus, par sa ceinture également munie de plomb, afin de pouvoir marcher à l’aise sur la surface de la planète.

- Allo la base!  Ici marcheur1!  Contact avec la planète réussi, on se met en direction du point 628.3-34 pour prise d’échantillons.

- Bien reçu marcheur1!  Attendons 1er rapport d’arrivée au point prévu.  Terminer!

Il avança droit devant lui pour une centaine de pas.  Il vit alors une crevasse peu profonde sur sa droite et y mit le pied, sous l’éclairage du soleil et d’un beau «clair de terre».  Soudainement, il se réveilla en sursaut dans cette chambre inconnue, sous les rayons de la lampe qui avait basculé de la table de chevet et qui s’était presque collée au visage du dormeur.

Un garçonnet aux cheveux blonds comme des épis de blé, les joues encore marquées des traces de l’oreiller et de ses rêves de voyager, se fit charpentier à l’aide de carton, de bouts de bois et de bâtonnets allume feu, pour construire ce vaisseau des mers. Cette boite de céréales qu’il avait terminée pour son petit déjeuner en ce samedi matin, ferait très bien l’affaire, en cette journée prometteuse de plaisir.

Il mesurerait et coupait carton et bois, et avec ses petites mains adroites il manipulait ciseaux à bois, colle et marteau, dans un bruit régulier. Dans cette activation des plus frénétiques, la charpente fut vite montée. Sur l’heure du dîner, il avait convenu dans sa tête de demander à sa grand mère un vieux drap ou tous les tissus qu’elle ne voulait plus; il s’était dit qu’il ferait le couturier de voile le cas échéant.

Ainsi le bateau terminé, il l’avait teint; le séchage paru une éternité au gamin. Il s’était promis de réserver la surprise à sa grand-mère pour la mise à l’eau du splendide vaisseau, lors d’une fête pique-nique au bord de l’étang-océan le lendemain midi. Il avait aussi invité les petits copains afin de faire des envieux, car tous ces travaux avait été faits en catimini.

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