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C’est dans un recoin caché sur le bord d’une rivière qui coulait lentement sous un mince couvert de glace, et malgré un hiver avec des séries de jours aux températures polaires, qu’un loup modèle de ville unique, s’est retrouvé lors d’un congé, sur les terres qui l’ont vu naître.

La neige qui recouvrait le sol n’était pas trop abondante, suite à de nombreux redoux. Il voyait son regard bleuté dans le reflet de l’eau, et la glace, comme une loupe, rendait plus visible encore cette image de visage, que l’eau sombre reflétait si bien, tel un miroir de verre clair et limpide.

Il passa sous le sapin, le sommet du crâne frôlant les branches basses et sous les érables dénudés, il parcouru ses sentiers coutumiers. Même durant cet hiver et malgré leur sommeil, il les salua en les touchant chaleureusement, peau contre écorce, ayant dénudé sa patte-main, afin d’avoir enfin ce contact chaleureux.

Il passa aussi le bonjour au sapin, qui le salua à sa façon, dans une danse de ses basses branches, comme le ferait une ballerine humaine. Son ballet de branches était tout aussi élégant et digne que le serait celui d’une grande danseuse, mais l’arbre le faisait à sa façon, dans un mouvement gracieux de tout son attirail de branchage.

Après une longue ballade avec son carnet de notes en poche, le loup rentra alors au chaud, pour transcrire tous ces moments magiques sur des kilobits d’espace sur son disque dur, afin de les partager ensuite sur son humble blogue, avec vous, ami(e(s)) qui lisez mes récits.

Randonnée du LoupDeVille

13 Février 2009

Il était une fois un LoupDeVille durant l’une des ses randonnées quotidiennes. Il fît une rencontre d’un des habitués de sa gare, qui lui révéla sa passion pour l’art visuel, et plus précisément la peinture. Il fut quelque peu étonné lui-même lorsque je lui ai exhibé mes quelques humbles œuvres au plomb, essentiellement des visages venant de rencontres faites au cours de mes pérégrinations sur mon île, cette métropole que j’aime tant.

Je quitterais ma tanière civilisée, pour celle plus campagnarde, celle que je partage avec ma famille immédiate, c’est là, où j’irais passer quelques jours avec celle qui m’a donné la vie, et que je n’ai point revue depuis le début janvier. Ce sera un séjour agréable d’où je décrocherais de mes habitudes pour me plonger dans un aléa d’inconnus.

Elle m’a fait remettre un message non-équivoque par la plus jeune de la portée, qu’elle, ma génitrice, s’ennuyait de moi, l’aîné de la portée de louveteaux deville. Je compte aller pousser une pointe chez W.O.B. (à voir sur place), moi, l’animal bizarre dû au croisement de plusieurs races dont il est difficile d’en démêler les origines.

Les bitumes glacés,

Les vaisseaux sanguins trop emmitouflés,

Les désirs sous-alimentés,

Les efforts endimanchés,

Les toiles en mémoire,

Resteront encore sans expression,

Peut-être un demain en exposition,

Jamais il n’y aura de surexploitation.

Il ne sera pour certain qu’un nom,

Pour un ou autre, il est un ami, pour certain non.

Pour une promenade, un peu autour de ce qui vit.

Un Bon Ami

Il était trop d’endroits

Où les amateurs d’informatique qui retardaient leur choix,

Allaient se divertir en public, de toutes parts.

Pour le Dom Biquetto, le lieu de prédilection sera désormais ” Le Placard”,

Quant au Virgilio, près de chez lui, il ira ”Au projet Part”

Et pour la Malou, au printemps ce sera ” au Lézard”.

Bien sûr le LoupDeVille lui a ” SA GARE”,

Pour retrouver ses amis Fin DeLaFaim et Edgar DeLaGare.