C’est dans un recoin caché sur le bord d’une rivière qui coulait lentement sous un mince couvert de glace, et malgré un hiver avec des séries de jours aux températures polaires, qu’un loup modèle de ville unique, s’est retrouvé lors d’un congé, sur les terres qui l’ont vu naître.

La neige qui recouvrait le sol n’était pas trop abondante, suite à de nombreux redoux. Il voyait son regard bleuté dans le reflet de l’eau, et la glace, comme une loupe, rendait plus visible encore cette image de visage, que l’eau sombre reflétait si bien, tel un miroir de verre clair et limpide.

Il passa sous le sapin, le sommet du crâne frôlant les branches basses et sous les érables dénudés, il parcouru ses sentiers coutumiers. Même durant cet hiver et malgré leur sommeil, il les salua en les touchant chaleureusement, peau contre écorce, ayant dénudé sa patte-main, afin d’avoir enfin ce contact chaleureux.

Il passa aussi le bonjour au sapin, qui le salua à sa façon, dans une danse de ses basses branches, comme le ferait une ballerine humaine. Son ballet de branches était tout aussi élégant et digne que le serait celui d’une grande danseuse, mais l’arbre le faisait à sa façon, dans un mouvement gracieux de tout son attirail de branchage.

Après une longue ballade avec son carnet de notes en poche, le loup rentra alors au chaud, pour transcrire tous ces moments magiques sur des kilobits d’espace sur son disque dur, afin de les partager ensuite sur son humble blogue, avec vous, ami(e(s)) qui lisez mes récits.