Il y avait près de la rangée d’arbres, un pain séché, qu’un chapardeur de raton laveur avait volé dans un contenant à déchets avoisinant, qu’il avait renversé pour y subtiliser sa pitance. Le goéland vit du haut des airs ce beau pique-nique en perspective.

Il faisait des vols en piquer des plus bruyants et inélégants, mais suffisants pour faire relâcher sa vigilance au dégustateur de pain. Cachée sous les basses branches, une moufette couru vers le pain abandonné momentanément.

Mais tout en chassant l’intrus, qui du haut des airs avait perturbé la quiétude de son repas, le raton laveur s’aperçu que le brigand avait un complice quadrupède et fort mal odorant lorsqu’il était attaqué, même si le duo ne s’était pas concerté d’avance, car chacun y allait pour sa survie, dans le vol de la pitance d’un autre.

Le raton revint rapidement de même que l’autre assaillant ailé, après quelques voltiges maladroites sous les effets du stress d’être poursuivi et de se mettre hors de portée. Toute cette agitation animalière, s’effectua sous le regard mi-amusé, mi curieux, d’un loup modèle de ville non chapardeur de nourriture animale.