Archive journalière pour août 27, 2010.

Chapitre 3

La compétitivité s’accroît

Durant le mois de juillet, les équipes fourbirent leurs armes.  Les engins furent remis en état pour certains, bonifiés pour d’autres, astiqués comme des bijoux et repeints en partie pour les égratignures ou les accrochages subis en course.

La deuxième épreuve se produirait enfin, avant les vacances de la construction, période où beaucoup de gens s’en vont à l’extérieur, pour leur vacance.  Il ne reste que le mois d’août pour la grande finale des 2 de trois, afin de briser toutes égalités, et c’est lors de cette course, que le pourcentage d’inclinaison de la rampe par rapport à la pente, était accru, amenant des sensations de course des plus vives.

Entretemps, Rita quitta la bande des jumeaux, suite à une chicane.  Lors de récentes missions d’espionnage en règle, les autres filles trouvaient qu’elle fraternisait de façon trop amicale envers l’ennemi, allant jusqu’à s’amouracher du bras droit de Bigras, Ledoux, qui l’emmena au cinéma et lui fit le cadeau ultime, un cornet de crème glacé molle recouvert de chocolat, afin de lui faire accepter sa désertion et son insertion dans l’autre gang.

Elle révélât le plan de l’ennemi;  alors Bigras promis de se venger, mais durant la course, « en homme ».  « Comme les frères étaient un duo de mauviettes, d’envoyer des filles faire leur sale boulot » !

La deuxième course donna un point de plus à Bigras, qui jubilait.  Les frères rageaient de plus belle, promettant une vengeance terrible, en lui criant aussi qu’il n’avait gagné qu’une manche et non la saison.  En plus, au début d’août, juste avant la course finale, c’était l’anniversaire des jumeaux qui demandèrent aux parents des roues et des tiges neuves pour alléger le poids de leur engin et ainsi pouvoir en augmenter sa douceur de roulement.

Les vacances de la construction se passèrent en ville pour les jumeaux, car leur mère avait eu un nouveau boulot;  donc pas de « tour de Gaspésie » cette année, ni de pêche sur le quai de Rimouski. Ils s’arroseraient au boyau dans la cour arrière, feraient des pique-niques dans leur cachette secrète et du camping sous la tente dans la cour aussi, même si cela est moins bucolique.

Bigras les nargua avant de partir, de sauter sur le siège arrière de la mini camionnette et par la fenêtre, leur tirer la langue.  Avec la splendide tente-roulotte attachée derrière, ainsi qu’un canot et sa bicyclette, les jumeaux savaient bien tous les mensonges que Bigras, se vantant de ses exploits de vacances, raconterait lors de son retour.  Les deux frères se disaient qu’ils lui feraient ravaler ses mensonges en gagnant la course ultime.

Les filles quant à elles, se dirent qu’une petite vengeance vis-à-vis de Rita serait douce et elles imaginèrent de mettre en faute Bigras lui-même et son péché mignon, l’orangeade.

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