Il plissa les yeux, sous  la sueur qui coulait de son front, sur son visage.  Ce soleil de plomb sur sa peau surexposée, l’avait bruni, presque noirci,  tellement il était bronzé.  Son maillot de corps partiellement déchiré,  laissait voir des bouts de peau tous aussi basanés les uns que les autres.

Il regarda tout autour, cette île sur laquelle son canot un peu abîmé, était venu s’échouer durant la tempête, puis il s’endormit, épuisé par la faim, comme la fatigue, d’avoir lutté afin de ne pas sombrer corps et biens dans cette mer en furie.

À son réveil, il se mit à genoux avant d’enjamber le rebord de la grosse embarcation et de mettre le pied au sol.  Ce dernier s’enfonça légèrement dans le sable, il n’avait de l’eau qu’à la cheville.

Les bourrasques de vent amenèrent rapidement une masse nuageuse.  Il plut donc encore averse, mais une averse chaude et drue.  Le ciel s’obscurcit davantage et le tonnerre se mit de la partie.  L’homme réunit le peu de matériel qu’il avait dans un havresac et s’avança pour se mettre à l’abri temporairement sous cette aspérité rocheuse qui lui servira alors d’abri anti-pluie.