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Chapitre- 1
Les préparatifs
Jean et Pierre, les jumeaux menuisiers, avaient commencé à construire la plus belle boîte à savon des dernières années. Celle-ci participerait à la série de grandes courses de l’été qui commenceraient tout de suite après la St-Jean Baptiste, et qui se disputeraient une fois par mois, jusqu’à la grande finale, où le gagnant se verrait remettre une bicyclette. La fête de la St-Jean donnerait alors le prétexte au duo, d’aller voler des idées chez les autres équipes. Les frères eux, enviaient Bigras, le fils du quincaillier, qui avait des pièces toutes neuves.
Le duo se préparait de longue haleine, en chapardant la plupart des choses dont il aurait besoin comme: la corde et deux des roues de tondeuse qu’il subtiliserait sur la machine de la vieille acariâtre Slonaveski, ainsi que deux planches prises sur la niche du chien des Boulanger. En utilisant de plus, les maigres économies de leur tirelire, il se procurerait certaines pièces rutilantes pour leur bolide, ainsi que de la peinture fraîche, pas des restes de gallons pris ici et là dans le village après avoir quémander partout. Il irait aussi faire un brin d’espionnage chez les concurrents, afin de ne pas être à la traîne et ainsi savoir, lesquels seraient à surveiller.
Ils envoyèrent en mission commandée, la belle Liette comme appât, et bien qu’elle était l’amie attitrée de Pierre, celui-ci monnaya cette dernière pour qu’elle accepte cette tâche hideuse. Elle irait avec Louise et Rita. Elles emmèneraient de l’orangeade en guise de boisson-calumet de paix, lors de leur visite des clans ennemis. Elles devaient se faire montrer leurs plans comme si elles étaient intéressées et à trois, elles n’oublieraient sûrement aucun détail, pensaient les artisans de l’entourloupette.
La veille de la première des trois courses, un problème d’essieu et de roues arriva à l’arrière du bolide et en remplaçant l’essieu, la roue de secours qu’ils avaient en main n’était pas de la bonne dimension. Alors en catastrophe, ils durent donc se chercher une tondeuse pour faire un chapardage-échange de roues; même disparate et de taille différente, par cette façon de faire, le larcin paraîtrait moins évident.
Avec l’argent de poche de camelot ou de tondeur de gazon, celui de commis à commissions et de baby-sitter pour les filles, toute la bande était mise à contribution en mettant tout en commun. Aucune des sommes n’était négligée, même celles utilisées pour égayer leur nouveau quartier général. C’était un vieux hangar, dont une partie était laissée à l’abandon par le proprio des lieux et où les jeunes, en enlevant une série de planches, avaient créé une entrée clandestine qui se refermait suite à une ingénieuse installation; l’entrée était digne d’une cachette secrète.
Une belle jeune dame et moi?!
Elle est si belle, qu’on la remarque facilement.
Elle a le visage pétillant et les yeux vifs, malgré ces quelques pattes d’oie qui disparaissent sous le léger et discret maquillage.
Dans sa tenue élégante et non terne, les couleurs vives, sans exagération, pourraient faire d’elle un magnifique tableau des années 1960-70, œuvre qui aurait ”gelé” dans le temps. Un vieil homme au visage marqué par les passages du temps, eut l’œil humide, presque des larmes de joie et de nostalgie lui rappelant sa jeunesse. Ces cœurs que le temps a assagis, il les refit battre à l’allure de ce bon vieux temps. Il amena sa toute belle dans ce tourbillon, valsant tous les deux allègrement aux rythmes des plus endiablés; pour le duo, le temps s’effaça le temps de cette ritournelle.
Il faut garder en soi un peu de jeunesse et de joie de vivre tout au long de sa vie.
Le LoupDeVille eut lui, le cœur qui dansa, de voir ce splendide tableau et de partager ce beau moment par ce court billet qui n’est qu’un bien pâle reflet de cet instant magique.
J’aurais aimé prendre des photos, mais j’aurais eu peur de briser la magie du moment, alors je tente de vous le décrire au mieux, par des mots.
LoupDeVille
Il y a des moments magiques dans ma vie loupdevillienne, ces courts moments qu’il faut savoir apercevoir pour
en capter l’essentiel afin de vous les racontez.
J’étais dans un bistro, dans l’arrondissement centre sud de Montréal,en réunion informelle avec un ami de longue date. Il se vit des moments magiques tout autour de nous, comme dans cette bulle où se trouvaint une maman et son bébé, et dans laquelle bulle,le LoupDeVille avec son thé et son portable s’est glissé d’un regard des plus discrets dans leur monde tendre.
Tout en paraissant affairé, je ne perdais aucun des gestes tendres de cette maman envers son enfant.
Toute enjouée, un grand sourire aux lèvres, elle tapait des mains,mais ce qui était surprenant, c’est le silence environnant, bref, les murmures des discussions un peu lointaines, un peu comme un bruit de fond des plus discrets.
Le manège maternel se poursuivit de longues minutes sous les regards amusés d’un Loup. Le chérubin a définitivement un plaisir fou à jouer candidement avec sa mère qui n’est nullement gênée de faire autant de boucan en participant activement au jeu.
Le bébé laissa échapper des rires au milieu des gazouillis et des mouvements désordonnés de ses mains et de ses pieds, dans une multitude de mouvements dignes d’une girouette sur un toit. Non la poussette ne s’est pas changée en carosse de conte de fée, ni en citrouille… Ce billet n’est qu’un récit de randonnée d’un LoupDeVille qui n’est pas plus un loup de conte, mais qu’un humble raconteur de vie vécue sur son île de Montréal qu’il aime tant.
Sur cette chaise à dossier de fer,
Je m’y assois et pourquoi faire ?
Te regarder en silence,
Te partager ma patience,
Pour goûter chaque mouvement de tes lèvres charnues,
Pour savourer cette splendide vue
Qu’est la porte de ton cœur,
Rempli de ce bonheur
Que tu partages involontairement dans ton regard,
Dans un coin un peu en retrait dans ma gare.
Sous ce lieux je suis protégé de la pluie,
Mais je suis inondé de ta beauté et j’en suis ravi.
Ma vie et mes émotions
Dans ma promenade et dans ma vie
je tourne en rond, je monte et je descends.
Sans fin, j’essaie de vivre au présent, mais celui-ci me met du conditionnel.
Pour que mon futur ne soit pas trop imparfait, il est impératif de réagir.
Alors, je regarde vers l’infinitif, cela est définitif.
Quel est ce son qui murmure ?
Il résonne, il bourdonne
Est-ce un bruit ou une mélodie ?
Un bruit mélodieux ou une musique d’un musicien sans oreille qui nous présente sa symphonie cacophonique.
Il se peut que les deux se côtoient
Comme deux amoureux
Différents mais à la fois pareil
Oui, je suis humain
mais jai au fond de moi aussi le loup
Je suis un parmi vous
De ce genre humanoide civilisé
Mais aujourd’hui même si je suis parmi vous
C’est le loup en moi qui prend le clavier
Il souris de vos facéties
Je me faufile derrière votre cou
C’est la brise dans votre nuque
c’est mon museau qui reluque
Par dessus cet épaule
Je regarde ces mots que vous écrivez
À votre clavier
Vous sentirez mon omniprésence
Par ces mots je fais acte de présence
En vacance en gare je me suis réfugier
Pour moi ce lieu est une tanière endimanché
Un temps de printemps
Dans ces jardins renaissants,
Le printemps ensoleillait gaiement
Nos cœurs d’enfants.
Les promenades en solitaire sont plaisantes,
Même, si j’ai l’air un peu sauvage à présent.
Je goutte à cette nature qui embaume à tous vents
Sous la bruine et sous ses nuages présents.
Je suis en mode réflexif tout en marchant,
Je me concentre sur ma respiration toute haletante.
Ma sueur coule goutte à goute dans mon dos doucement,
Je la sens qui descend longuement l’échine jusqu’a ma ceinture de sous-vêtement,
Qu’elle humidifie doucement.
Cette odeur de musc attire les femmes sûrement,
D’autres indésirables aussi, malheureusement.
La canicule frappait le 25 juin 2009.
Je me tapissais à l’ombre de mes quatre gros érables et je faisais trempette quelques minutes toutes les heures. Ici dans mes terres familiales, les soirées sont un peu plus fraiches que sur mon île où je retournerai incessamment, mais pour le moment, tout va bien ici sur mes terres.
Carnet à la patte, je composais aussi plein de petits textes que je fignolerais et transcrirais éventuellement sur le net, en vue de les mettre en ligne.
Dans le hamac au pied des érables, je me laissais bercer par le vent, quand je vis tout à coup le ciel s’assombrir et entendis au loin le tonnerre gronder. Je ramassai tout et partis me mettre à l’abri dans la cabane pour toutes les saisons.
Bien au sec avec tout mon attirail de campeur improvisé, je regardais donc par la fenêtre, le temps s’assombrir si bien, que j’ai allumé mon fanal afin d’y voir quelques choses et continuer à vous pondre le présent texte. L’averse forte balaya le petit sentier comme un torrent momentanée.
Comme la nourriture pour le corps humain, l’informatique aussi a ses saveurs et ses couleurs.
Il y a un débutant qui aura eu des reflux non pas gastriques mais mentaux, car il devait travailler mentalement pour maîtriser le nouveau système d’exploitation « fluxubuntu » que j’avais trouvé pour lui faciliter la vie, moi, le gentil canis lupus, qui a été chercher des applications spécifiques pour les ordinateurs plus lents.
Il ne saura qu’en lisant ce billet que le « fluxubuntu », malencontreusement installé, ne lui fut présenté, que pour ensuite lui faire installer et essayer le « eeexubuntu », et que j’ai eu un remord, mais trop tard. Mais est ce qu’un remord en retard vaut mieux que pas de remord du tout ?
Je promets par la présente,
et j’espère que cela ne me sera pas mis sous le museau par un biquet à l’esprit vengeur que je ne devrai plus me servir de Bistro comme ordinateur de test, puisqu’il n’est plus à moi désormais.

